Conférences 2021

Conférences
Conférences 2021

Le commerce des autorisations administratives à objet économique (AAOE)

Jean-Victor Maublanc

Lundi 25 janvier 2021

Conférence de Monsieur Jean-Victor Maublanc, maître de conférences à l’université de Poitiers, lauréat du prix Droit & Commerce 2019, avec le concours de Guillaume Valdelièvre, avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation.

Les autorisations administratives figurent parmi les objets de commerce les plus méconnus qui soient. Conditionnant l’exercice de nombreuses activités économiques et souvent contingentées, elles sont dotées d’une valeur économique dont leurs titulaires peuvent chercher à tirer profit en les monnayant auprès de tiers. Les quelques exemples bien connus – licence de téléphonie mobile, de débits de boissons, de pharmacie, autorisation de mise sur le marché de médicaments ou de produits biocides, charges des officiers publics et ministériels, licences de taxis ou plus récemment quotas d’émission de gaz à effet de serre – ne rendent compte ni de l’ampleur du phénomène, ni de la complexité des échanges auxquels les autorisations administratives donnent lieu. La légalité de ces opérations pose également question, un marché officieux prospérant en marge de celui reconnu par l’État. Dans certains cas, celui-ci est même à l’origine de l’échange, convaincu des vertus du marché pour allouer ces instruments de sa régulation ou, plus certainement, incité en ce sens par l’Union européenne. Au carrefour du droit commercial, du droit public économique, du droit administratif mais aussi du droit de la concurrence et du droit des biens, le thème du commerce des autorisations administratives invite à dépasser le cloisonnement des disciplines juridiques pour appréhender dans sa globalité un mécanisme dont le ressort est d’abord économique.

Consulter la présentation de Monsieur Jean-Victor Maublanc
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Vidéo de la conférence (1h35)

L’agrément en droit des sociétés : un vecteur de réformes?

Armel Le Ruyet

Lundi 8 mars 2021

Webconférence de Madame Armel Le Ruyet, docteur en droit privé,
lauréate du prix Droit & Commerce 2019.

La simplification du droit, et spécialement du droit des sociétés, est un leitmotiv de la législation contemporaine. En facilitant son accès et sa pratique, le but du législateur est d’encourager l’activité entrepreneuriale. Les textes encadrant l’agrément font à ce titre l’objet de modifications ponctuelles car cette technique est susceptible d’entraver les cessions de droits sociaux, notamment entre membres d’une même famille. En dépit de ces modifications et peut-être, paradoxalement, à cause d’elles, la mise en œuvre de l’agrément suscite un contentieux régulier.
Comment y remédier ? La recherche d’une solution a requis de s’immerger dans les failles de la législation, puis de s’en dégager afin de redonner à la loi sa fonction : celle d’édicter des principes généraux applicables au plus grand nombre ; les cas les plus précis ayant vocation à être réglés par la jurisprudence. À cette fin, le point de départ de la réflexion a consisté à analyser le fondement de l’agrément : l’intuitu personae ; cette expression juridique traduisant le besoin des hommes de se choisir mutuellement. Or précisément, il a été constaté que cette caractéristique était susceptible d’imprégner toutes les formes de société (SARL, SAS, etc.). Dès lors, l’élaboration d’un droit commun de l’agrément est envisageable, simplifiant par là-même le droit et augurant, plus généralement, une perspective concrète de création d’un droit français des sociétés fermées. Cette proposition prend une nouvelle dimension à l’aune de la réforme du Code de commerce réalisée par l’ordonnance n° 2020-1142 du 16 septembre 2020.

Présentation de la conférence

Vidéo de la conférence (1h55)

Présentation du Livre blanc de l’association Droit et Commerce

LivreBlancDroitetCommerce

Lundi 8 mars 2021

Le droit des affaires instrument de gestion et de sortie de crise
Les entreprises à l’épreuve de la pandémie

Marc Ringlé, président de Droit et Commerce, Emmanuelle Filiberti, directrice générale déléguée de Lextenso.

Avec la participation des membres du comité scientifique : Paul-Henri Antonmattei, professeur des universités, Frédéric Buy, professeur des universités, Isabelle Grossi, maître de conférences, Julia Heinich, professeur des universités, Frédéric Marty, chargé de recherche CNRS, Maud Laroche, professeur des universités, Laura Sautonie-Laguionie, professeur des universités, Guillaume Valdelièvre, avocat aux conseils.

Propos conclusifs : Jacques Mestre, professeur des universités émérite.

Présentation de la conférence :

Parmi toutes ses conséquences, la crise sanitaire a profondément affecté le monde des entreprises et de l’économie. Dès son origine, il nous est apparu nécessaire que, conformément à son objet, notre association Droit & Commerce contribue à une réflexion sur les aspects juridiques des conséquences de cette situation inédite. C’est ainsi qu’est née l’idée de ce « Livre Blanc », publié aux éditions LGDJ – LEXTENSO, intitulé « Le droit des affaires, instrument de gestion et de sortie de crise, les entreprises à l’épreuve de la pandémie ». Il est issu de la plume de 46 contributrices et contributeurs, chefs d’entreprises, économistes, conseillers d’état, haut-fonctionnaires, magistrats, juristes, universitaires, praticiens, avocats, mandataires, tous « femmes et hommes de bonne volonté », et rassemble données factuelles, témoignages et réflexions juridiques relatifs aux aspects juridiques de la crise sanitaire dans le monde du droit des affaires.

Il est désormais disponible en librairie et sur le site lgdj.fr.

Vivre la crise et en sortir

Webinar

Lundi 3 mai 2021

Voir le programme

Depuis le 15 mars 2020, la société en général et l’économie en particulier affrontent une crise sanitaire sans précédent.
L’Etat est intervenu en force pour limiter les effets de cette crise sur la trésorerie des entreprises, répondant à l’injonction du Président de la République de soutenir l’économie « quoi qu’il en coûte ».
Plus de 130 milliards de prêts garantis par l’Etat ont été injectés dans l’économie, des reports d’échéances bancaires et de charges sociales et fiscales ont participé à ce soutien.
Les mesures de chômage partiel ont limité le nombre de licenciements et le nombre d’ouvertures de procédures collectives a diminué de plus d’un tiers.
Droit & Commerce vous convie à une réflexion sur le traitement des difficultés des entreprises dans cette crise, selon trois axes.

Voir le programme

16h00 : Le chef d’entreprise, acteur ou victime dans la crise – table ronde animée par Daniel Tricot

Intervenants : Sonia Arrouas, présidente de la conférence générale des juges consulaires de France (CGJCF), Valérie Leloup-Thomas, mandataire judiciaire, Marc Binnié, greffier au tribunal de commerce de Saintes, président fondateur d’APESA FRANCE, Daniel Tricot, arbitre et médiateur en affaires, président honoraire de la chambre commerciale, financière et économique de la Cour de cassation.

17h00 : Les nouveaux moyens du droit des entreprises en difficulté – table ronde animée par Georges Teboul

Intervenants : Dominique-Paul Vallée, délégué général à la prévention des difficultés des entreprises au tribunal de commerce de Paris, Christophe Thevenot, administrateur judiciaire, ancien président du conseil national des administrateurs judiciaires et mandataires judiciaires, Clément Bertholet, délégué interministériel adjoint aux restructurations d’entreprises, chef de la mission restructuration au ministère de l’économie des finances et de la relance, Georges Teboul, avocat au barreau de Paris, président d’honneur de l’association Droit & Commerce.

18h00 : Enjeux et cibles de la reprise – table ronde animée par Antoine Diesbecq

Intervenants : Sarah Finkelstein, cheffe du pôle affaires internationales coordination européenne et enjeux stratégiques du secteur financier au ministère de l’économie, des finances et de la relance , Philippe Peyramaure, avocat honoraire, président d’honneur de l’association Droit & Commerce, Yves Lelièvre, ancien président de la conférence générale des juges consulaires de France (CGJCF), Antoine Diesbecq, avocat au barreau de Paris.

Vidéo de la conférence (1h55)

La transposition de la directive insolvabilité

Webinar

Lundi 5 juillet 2021

Conférence en ligne ou en présentiel (nombre de places limité) consacrée à la transposition de la directive (UE) 2019/1023 et la modification prévue de la directive (UE) 2017/1132 sur la restructuration et l’insolvabilité.

La directive (UE) 2019/1023 du Parlement européen et du Conseil du 20 juin 2019 relative aux cadres de restructuration préventive, à la remise de dettes et aux déchéances et aux mesures à prendre pour augmenter l’efficacité des procédures en matière de restructuration, d’insolvabilité et de remise de dettes, et modifiant la directive (UE) 2017/1132 sur la restructuration et l’insolvabilité doit être transposée par ordonnance avant le 17 juillet 2021.
Le droit des entreprises en difficultés va s’en trouver tout prochainement modifié.
Dans quelle mesure ?

Vidéo de la conférence (2h04)